Image
Ordinal
premier
Date d'utilisation
1352 - 1354
Sceau antesusceptum
Surface d'estampage
plane
Forme
rond
Première dimension
114 mm
Description

Le dauphin, vêtu d'un haubert et d'une cotte d'armes, coiffé d'un heaume ovoïde à couvre-nuque cimé d'une fleur de lis dans les pétales de laquelle s'enroulent des branches de lierre, tient de la main droite une épée haute retenue par une chaîne et de la main gauche un bouclier. Il monte un cheval caparaçonné qui se dirige vers la droite. L'écu, la housse du cheval et la cotte du cavalier sont aux armes : écartelé, aux 1 et 4 semé de fleurs de lis, aux 2 et 3 au dauphin (contourné sur la housse). Le champ est bordé intérieurement de festons fleurdelisés accompagnés de motifs tréflés et soulignés de deux filets extérieurs, eux-mêmes inscrits dans un épais cercle de quartefeuilles et de fleurs de llis.

Type d'alphabet
oncial
Equestre
Légende théorique
+ (deux fleurs) S' KAROLI (deux fleurs) PRIMOGENITI (deux fleurs) PRIMOGENITI (deux fleurs) FRANCOR(um) (deux fleurs) REGIS (deux fleurs) DALPHINI (deux fleurs) VIENNENS(is) (deux fleurs)
Légende transcrite
+ (deux fleurs) SIGILLUM KAROLI (deux fleurs) PRIMOGENITI (deux fleurs) PRIMOGENITI (deux fleurs) FRANCOR(um) (deux fleurs) REGIS (deux fleurs) DALPHINI (deux fleurs) VIENNENS(is) (deux fleurs)
Encadrement de la légende

Entre deux cercles de grènetis flanqués de deux filets

Langue de la légende
latin
Commentaire

Ce sceau, comme le prouve la légende dans laquelle Charles est qualifié de fils aîné du fils aîné du roi, fut gravé avant l'avènement de Jean le Bon sur le trône de France, le 22 Août 1350. Une mention conservée dans les comptes de la chancellerie delphinale entre le 16 Juillet et le 5 Décembre 1349, laisse à penser qu'il fut gravé alors : "de argento empto pro faciendis sigillis domini et de expensis magistri Nicolay qui dicta sigilla fecit...." (Arch. dep. de l'Isère, B. 2814, fol. 133), c'est-à-dire lors du séjour de Charles dans le Dauphiné qui se prolongea jusqu'à l'été 1350. Il conserva ce sceau au moins jusqu'en Septembre 1354, un acte de cette date en porte encore une empreinte (Arch. nat., J285 n° 13).

Sur ce sceau, Charles ne porte plus, comme sur le précédent (M. Dalas 130), la brisure de Valois, mais les armes de France écartelées de Dauphiné, comme il était stipulé dans le traité de cession des états de Dauphiné du 30 Mars 1349.

En 1962 la ville de Grenoble a commandé à la Monnaie de Paris une médaille dont le graveur Max Leognany se chargera. Cette "Grande médaille de la ville de Grenoble" est encore aujourd'hui offerte par le maire à certains habitants méritants de la ville. Plusieurs retirages ont été faits depuis 1962, en bronze, en bronze doré et en argent doré

La ville de Grenoble est représentée au revers de la médaille et à l'avers se trouve une représentation du premier grand sceau de Charles V de France, encore dauphin

Bibliographie
DOUET D'ARCQ L., Archives de l'Empire. Inventaires et documents publiés par ordre de l'Empereur. Collection de sceaux, Paris, 1865 n° 606
DALAS M., Corpus des sceaux français du Moyen Age - Tome 2, Archives nationales, Paris, 1991 n°131
DETRAZ Gérard, Catalogue des sceaux médiévaux des Archives de la Haute-Savoie, Annecy, 1998 n°9

Emblématique

Signes para-héraldiques

Héraldique
Localisation(s)
écu
housse
pièces vestimentaires