Sigillant
Date d'utilisation
1181 - 1292
Surface d'estampage
plane
Forme
rond
Première dimension
65 mm
Description

Sceau équestre: cavalier sauroctone précédant deux civils.

Avançant vers la gauche, un cavalier équipé lève son épée vers l’arrière, tandis que son destrier harnaché se cabre pour piétiner de ses pattes antérieures un dragon qui paraît agoniser. À droite du cheval, deux hommes en tenue civile lèvent les bras.

Le cavalier porte un casque nasal conique, un haubert qui couvre sa tête et son corps des genoux aux poignets et sans doute un bliaud dont un pan de drap plissé, une jupe flottante, dépasse son pied gauche. Il est possible qu’il ait un éperon au talon gauche (le seul visible). Il se protège sur sa gauche avec un bouclier en amande, long et fin, tenu par une guiche qui passe sur ses épaules. L’umbo forme une sorte de petite étoile. Tenue par sa main droite (dont les doigts semblent être inversés), l’épée à quillon droit et au pommeau rond a une très longue lame qui empiète sur la bordure du champ.

Le destrier est un mâle hennissant à la crinière disposée en longues mèches sur l’encolure. Le harnachement comprend semble-t-il un frontail avec deux montants, une sous-gorge, un mors et une paire de rênes tenues par le cavalier derrière son bouclier. La selle repose sur un tapis rectangulaire, elle tient par un poitrail et par une sangle sous l’abdomen du cheval. Le pommeau n’est pas visible, on distingue un troussequin assez court. L’étrivière gauche, sans doute en cuir, porte un étrier peut-être triangulaire. Le cheval pourrait être ferré.

Les deux hommes à droite du cheval se tiennent de profil, serrés l’un derrière l’autre. Ils sont imberbes et tête nue. Le premier porte une tunique arrivant aux genoux, une ceinture à la taille et des chausses collantes. Il lève son bras gauche qui dépasse la croupe de l’animal. Le second est moins bien conservé, le graveur manquait de toute façon de place pour le dessiner. Son costume était sans doute proche du précédent, mais on remarque une ligne qui rejoint le dragon : serait-ce le bas du drap d’un bliaud ?

Le dragon bipède est longiligne. À gauche, au bout d’un mince cou assez droit se trouve une tête reptilienne comprenant une petite crête au sommet du crâne et une gueule étroite ouverte dans une espèce de râle. Plus épais, l’abdomen, d’où part une paire de pattes qui pourrait évoquer les serres d’un rapace, dissimule peut-être des ailes repliées. À droite, la queue, proche de celle d’un lézard, recouvre le double filet.

Type d'alphabet
oncial
Equestre
Légende théorique
+ SIGILLVM DVACENSIS COMMVNIE
Légende transcrite
+ SIGILLVM DVACENSIS COMMVNIE
Encadrement de la légende

Entre deux filets

Langue de la légende
latin
Commentaire

Sceau traditionnellement et improprement surnommé le Martinet.

Bibliographie
DOUET D'ARCQ L., Archives de l'Empire. Inventaires et documents publiés par ordre de l'Empereur. Collection de sceaux, Paris, 1865 n° 5523
DEMAY G., Inventaire des sceaux de Flandre, Paris, 1873 n° 3923.
BEDOS B., Corpus des sceaux français du Moyen Age - Tome 1, Archives nationales, Paris, 1980 p. 210, n° 248
BRUNNER T.,LIBERT M.,NIEUS Jean-François, Le “Martinet”, grand sceau de la commune de Douai (fin XIIe-XVe siècle). Recherches sur le sens perdu d’un sceau, Le sceau dans les Pays-Bas méridionaux, Xe-XVIe siècles. Entre contrainte sociale et affirmation de soi. Seals in the Southern Low Countries, 10th-16th cent. Social constraints vs. self-assertion. , Archives Générales du Royaume, Bruxelles / Namur, 2017 p.249- 283
Répertoire des sceaux des villes du comté de Flandre au Moyen Âge 1200-1500, Algemeen Rijksarchief - Archives Générales du Royaume, Bruxelles, 2019 n° 109